Journée Anniversaire du 1° vol du D1

L’ Aérothèque et le Club philatélique Airbus étaient là pour la journée anniversaire du 1° vol du premier chasseur construit par Dewoitine : le Dewoitine D1. Exposition de l’ Aérothèque sur cet appareil et vente anticipée avec cachet premier jour du nouveau timbre à son effigie. (cliquez sur les images pour les agrandir)

Un public restreint mais hautement spécialisé, avec de nouveaux contacts très intéressés ont été au rendez vous.

Pour l’occasion étaient aussi exposés quelques maquettes dont une du Dewoitine D520 précédemment restaurée aux couleurs du Groupe de chasse Doret, et qui avait l’objet d’un article en septembre 2021 sur ce site, ainsi que celle d’un D338 qui rappelle le projet de restauration entreprit par notre association sur l’unique vestige de cet appareil (voir aussi les pages et articles de notre site a ce sujet).

Anniversaire du 1° vol du D1-C1. Emission d’un timbre.

  • A l’occasion de l’anniversaire du 1° vol du Dewoitine D1 le 18 novembre 1922, la Poste émet un timbre.

Premier jour d’oblitération le jeudi 3 novembre avec l’émission d’une carte et d’une enveloppe.
Exposition sur ce premier chasseur créé par Emile Dewoitine les 3 et 4 novembre.

Salle Nougaro de 9h à 18h, 20 Chemin de Garric, 31200 TOULOUSE

  • L’histoire du Dewoitine D1:

1920: Emile Dewoitine travaille depuis plus d’un an sur les lignes d’un monoplace de chasse moderne, pour répondre au cahier des charges de la catégorie C1 des monoplaces de chasse du STAé (Service Technique Aéronautique) qui demandait une vitesse de 270 km/h à 4500m, un plafond de 6 500m, une autonomie de 2h30 de vol à la vitesse de croisière de 200 km/h.

En cet été 1920, après avoir dessiné et essayé en soufflerie ses propres profils d’ailes (forte épaisseur et double courbure de l’intrados), il quitte son poste de chef de production chez Latécoère et crée sa propre société de Construction d’Avions Emile Dewoitine (CAED). Il peut ainsi finaliser avec deux dessinateurs, son avant projet qu’il nomme le « Dewoitine C1 300 ch Hispano Suiza ». Le pari est cependant très risqué en ces années de sortie de guerre ou il reste des stocks considérables d’avions, et ou les autorités militaires s’efforcent de réduire les crédits alloués.

Cet avion qui utilise l’alliage d’aluminium pour sa structure est à l’antithèse du biplan en bois haubané qui règne alors en maitre incontesté comme les Nieuport, Spad, Stampe, etc….

Fuselage coque entièrement métallique à revêtement travaillant (Duralumin de 0,5 mm sans treillis interne, première mondiale), aile parasol entoilée de 20 m2 au profil Dewoitine, 1240 kg en ordre de vol, les calculs donnent 242 km/h à une altitude de 4 000 m, un plafond théorique de 9 150 m et une autonomie de 2H30 de vol.

Le moteur est un Hispano Suiza 8F HS42  huit cylindres en V refroidi par eau, d’une cylindrée de 18,48 litres développant 300 cv à 1 800 tr/mn.

Après études et essais d’une maquette en soufflerie, ce projet est retenu en 1921 par le CEDANA (Commission d’Examen des Appareils Nouveaux pour l’Aéronautique) et donne lieu à la fabrication du prototype D1-01, après avoir obtenu le feu vert du SFAé (Service des Fabrications de l’Aéronautique).

Le prototype terminé à l’automne 1922 est amené au terrain de Pont-Long près de Pau. 200 kg de combustible, 200 kg de poids utile, l’avion fait 1 249 kg en ordre de vol. La différence par rapport aux études est inférieure à 10 kg.

Georges Barbot décolle le 18 novembre 1922 pour un vol d’une vingtaine de minutes à l’altitude moyenne de 350m.

Au printemps 1923, l’appareil évalué est qualifié d’incomparable dans sa classe, doté d’une qualité de vol en altitude inconnue jusqu’alors, par ses trois premiers pilotes essayeurs du STAé.

Second semestre, une commande de l’Aéronavale pour 44 appareils ainsi qu’un contrat de licence de 150 unités permettent de lancer la série.

Le premier appareil prototype D1-01 et les 15 exemplaires de présérie sont montés aux Ateliers Pasteur de Toulouse, qui deviendra plus tard l’usine de fabrication de Sud-Aviation, Aérospatiale puis AIRBUS (Site de St Eloi).

Il est aussi assemblé à la SECM de Colombes pour faire face à la demande, car les 130 ouvriers de Toulouse ne suffisent pas.

Le D1 Bis (modification de l’empennage, de l’emplanture de l’aile et nouvelle hélice) et D1 Ter (cabane haubanée pour une meilleure visibilité vers l’avant), constitue les premières évolutions de l’appareil. En tout 230 exemplaires de série seront fabriqués entre 1924 et 1926.

De nombreux records contribueront à sa renommée: 4 records mondiaux de vitesse moyenne sur 100, 200, 500 et 1000 km eurent un retentissement considérable en 1923, faisant apparaitre Emile Dewoitine comme constructeur mondialement reconnu.

44 appareils de série furent commandés entre autres pour le porte-avions « Béarn ». 44 exemplaires furent exportés en Serbie, 3 en Suisse, 2 en Tchécoslovaquie, 2 au Japon. Il sera aussi construit sous licence par les Italiens chez Ansaldo Caccia sous les noms AC-2 (120 exemplaires), AC-3 (150 exemplaires) et Ansaldo Fiat AC-4.

De nombreuses variantes et  successeurs verront le jour:

le D8 version haute altitude de 360 cv à turbocompresseur, et ses 4 records du monde, 1 seul exemplaire.

le D9 moteur Gnome Rhône Jupiter en étoile de 420 cv, qui connut un certain  succès en Italie (150 ex fabriqués sous licence AC-3) en Suisse (3 ex) en Belgique (1 ex) et en Serbie (6 ex).

le D12 moteur Lorraine-Dietrich en W de 420 cv. Le prototype s’écrase à la verticale ailes repliées en sortie de boucle. Cet accident remet en cause la règlementation qui n’est pas représentative des efforts subis pendant le vol.

le D18 « Atlantique Nord », appareil de raid pour une traversée sans escale, d’une autonomie de 40 heures de vol ou 6000 km,  abandonné suite à un accident au décollage du prototype qui causa la mort du pilote Teste, et faute de contrat officiel d’Etat à la suite de cet accident (Il aurait pu néanmoins devancer l’exploit de Charles Lindberg de 3 ans).

le D19 (nouvelle voilure de 24 m2 redessinée pour répondre au programme C1 de 1923), éliminé des épreuves finales du concours des monoplaces de chasse à cause d’une mauvaise adaptation de l’hélice. Commandé par la Belgique (1 ex) et par la Suisse (4 ex).

le D21 (Hispano-Suiza W12 de 500 cv) avec 12 exemplaires pour la Turquie, 18 pour l’Argentine, 3 + 26 exemplaires fabriqués sous licence en Tchécoslovaquie sous le nom Skoda D1.

le D25, dernière variante biplace du D1 dérivé du D21 pour répondre au programme C2 (chasseur biplace) de 1925, établit pour avoir un chasseur biplace de jour ou de nuit, et de reconnaissance de jour. (4 exemplaires pour l’Argentine)

donneront en tout ~520 appareils entre 1921 et 1926.

Armement: 2 mitrailleuses Vickers de 7,69 mm de 800 cartouches chacune, synchronisées pour tirer à travers l’hélice.

Marcel Doret, pilote d’essai, est embauché en 1923, testant et faisant voler ces appareils un peu partout dans le monde. Il accompagnera Dewoitine durant toute sa carrière.

Marcel Doret aux commandes de son D1 sn°111 utilisé pour la promotion et les  démonstrations :

Vue du D1 en écorché

La suite:

Seconde génération de chasseurs avec le même type d’aile parasol, mais plus puissants, les D27 (104 ex) , puis les chasseurs à ailes basses type D500 et D510 largement utilisés par l’Armée de l’Air (284 ex), et pour finir le D520, meilleur chasseur français, mais arrivé un peu tard mais qui faisait jeu égal avec les concurrents ou adversaires de l’époque (905 ex).

En parallèle, des avions civils furent construits avec un certain succès, comme le D33, avion de grand raid qui établit le record du monde de distance, les D332 et D333, précurseurs des vols commerciaux longs courriers, les 30 D338 moyen courrier achetés par Air France et utilisés sur la ligne d’Orient, pour ne citer que les principaux.

Ainsi naquirent les usines de constructions aéronautiques de Toulouse, qui ont conduit à Caravelle, Concorde et Airbus A300B, précurseurs du succès et de la saga Airbus.

Sources: Ouvrage Les avions Dewoitine de Raymond Danel 1982 et archives de l’Aérothèque.

Simu A350

Le simulateur A350 a été à nouveau déménagé, quelques mois avant qu’il n’intègre sa place définitive, sous l’œil attentif de Florent.


Vous pourrez le visiter et voler avec dans quelques mois dans nos futurs locaux.

A bientôt !

Week end aux Ailes, journées cockpit

Du monde et de l’ambiance pour ces 2 jours de visites à l’occasion des journées cockpits des Ailes Anciennes. Nos  simulateurs ont bien tourné aussi toute la journée. La salle d’expo a fait le plein aussi. Merci à tous les bénévoles.

 

 

A venir….

Nous serons présents aux évènements suivants:

Journées du Patrimoine les 17 et  18 septembre

dans nos locaux et à Aéroscopia

Journées des Etoiles et des Ailes  les 24 et  25 septembre

à  l’aérodrome de Francazal

Airexpo 2022

Nous y étions. Ici le stand sous l’éclatement de la patrouille.

Avec notre simulateur de vol qui a rencontré un grand succès, ici en cours de montage

ici une partie de l’équipe Aérothèque, Virtuailes et Cap Avenir Concorde

 

 

Nouvelle année ! Nouveau projet !

Nos activités ne cessent de croitre et nous commencions à être un peu à l’étroit dans nos locaux. Depuis maintenant plus d’un an nous œuvrons à l’acquisition d’un nouvel espace, et ce projet aujourd’hui se concrétise.

 AIRBUS nous a offert la possibilité de récupérer un bâtiment dont ils n’avaient plus l’usage, qu’ils en soient ici remercié.

Futur bâtiment Emile Dewoitine

Les travaux de dépose des installations intérieures ont commencé, ils sont réalisés par les adhérents des associations partenaires du projet : nous-même, Virtu’Ailes,  et les Ailes anciennes. Dans un second temps, les modules seront démontés, transportés, et remontés comme le montre cette esquisse de notre futur local, par des entreprises spécialisées.

 

Dépose des couvertures des poteaux et des goulottes électriques

Ici le tableau général déjà en bonne voie de décâblage.
Local de repos et du café.

Ce nouveau bâtiment nous permettra :
         – d’exposer sur une plus grande surface nos collections avec
            l’association Cap Avenir Concorde,
         – d’accueillir un public de tout âge toujours plus nombreux 
         – de créer un local dédié à la simulation : A350, MTD A340,
           Corvette, A320 et même D338 !
         – de mettre en place des espaces dédiés : les archives, un
           atelier électrique, et d’autres activités.

Nous vous tiendrons au courant de l’avancement des travaux.
Enorme travail en perspective.
Nous avons besoin de volontaires ! Rejoignez nous !

Dewoitine D338

Le tronçon du Dewoitine D338  est en cours de restauration

par les membres de l’Aérothèque, mais dores et déjà vous pouvez venir vous entraîner à son pilotage.

Ici au départ sur la piste 14 de Blagnac (simulateur P3D)

et son cockpit

Bon vols…

Journée Cockpits du 2 avril

Activités Virtu’Ailes

Les visiteurs ont pu voler sur l’A320 avec Jean Claude, et suivre une session de maintenance avion sur le MTD A340 avec Albert.

 

Aussi à l’actualité pour les simmers de Virtu’Ailes:

Le nouveau mod de Concorde pour le simulateur de vol FS2020 de chez Microsoft vient juste de sortir et nous nous sommes empressé de l’essayer.

Avion : un des derniers de British Airways, pour changer !

Débarquement à BIKF
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